Plus aucun enfant à la rue à Montpellier !

Il n'est plus acceptable que des enfants scolarisés puissent dormir dans les rues de
Montpellier !
Les 203 000 places d’hébergement d’urgence financées par le gouvernement se révélant
insuffisantes, des grandes villes comme Lyon, Grenoble ou Strasbourg, ont fait le choix
d’agir en mettant en place des dispositifs municipaux, pour réduire le nombre de personnes,
et surtout d’enfants, à la rue.
Quelques jours avant la rentrée scolaire de 2024, au moins 2 043 enfants en France, étaient
contraints de dormir à la rue, selon les données d’un baromètre dévoilé par Unicef France et
la Fédération des acteurs de la solidarité. Alors que le chiffre est largement sous-évalué, les
associations dénoncent un manque de volonté politique.
De l’aveu même de la mairie de Montpellier, 80 enfants dorment dans les rues à Montpellier
et la ville n'a pas de solution d'urgence à offrir à court-terme..
Un rassemblement a été organisé samedi 15 mars devant l’école Jules Verne dans le quartier
des Beaux-arts pour continuer à demander un logement pérenne pour une famille à la rue
depuis six mois. Depuis le 3 mars, l’école est occupée tous les soirs par des parents en
solidarité avec cette famille, dont deux enfants scolarisés dans l’établissement. Une
association propose un hébergement temporaire d'ici la semaine prochaine.
Le collectif “Jules-Verne Solidarité”, a écrit aux pouvoirs publics pour les informer de la
situation. Une pétition, qui a recueilli plus d'un millier de signatures, et une cagnotte ont été
lancées. “Les hébergements d’urgence sont saturés, on s’est dit qu’on pourrait payer des nuits
d’hôtels, mais la famille est nombreuse, il nous fallait une solution plus stable”, explique la
mère d’un enfant de l’école et l’une des coordinatrices du collectif.
Il est très difficile de faire un recensement exhaustif à Montpellier, car il existe une partie
invisible du sans-abrisme et notamment pour ce qui concerne les enfants à la rue avec leurs
parents.
La France est signataire de plusieurs textes internationaux relatifs aux droits des enfants,
notamment la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Laisser des enfants
dormir dans la rue constitue une violation manifeste de ces engagements. De plus, l’article 27
de cette convention stipule que “les États parties reconnaissent le droit de tout enfant à un
niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral
et social”. La ville de Montpellier ne peut donc se soustraire à cette responsabilité.
EELV/Les Écologistes Montpellier rappelle à la 7ème ville de France qu'elle pourrait, à
l'instar d'autres maires de gauche et écologistes qui s'engagent pour l'hébergement
d'urgence avec ou sans l’État, mettre davantage de moyens pour la solidarité, trouver
une solution d'hébergement pour palier à la carence de l’État, y compris concernant les
bâtiments publics et les locaux inoccupés qui pourraient être utilisés au moins
provisoirement.